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La structure

(Extrait du projet ATM 2007/2009)

    Il est difficile de déconnecter le projet artistique et culturel de l’entité qui le porte et dont les contours vont traduire l’opérationnalité voulue pour donner vie au projet. Les deux points marquants dans l’évolution de la structure actuelle sont l’ouverture aux collèges des usagers aux côtés de l’habituelle cooptation et la mise en place d’un Agenda 21.

L’ouverture de l’Association

    La constitution de deux collèges « membres Ubu » et « bénévoles Trans » au sein de l’ATM et leur représentation en son Conseil d’administration constitue de plein droit l’existence du point de vue des publics, utilisateurs des projets, dans la vie même de l’association.
    Pensée avant la mise en place de l’Agenda 21 mais exprimée en toute cohérence avec la philosophie du développement durable, l’ouverture de l’Association est actée pour retrouver la posture initiale de démocratie participative. A un moment où le spectateur peut être cantonné dans une attitude passive de consommation, cette place dans les instances décisionnaires reconnaît son intérêt pour le projet artistique / culturel et admet tout niveau d’investissement en lien avec le choix culturel de chacun.
La participation ne se limite pas à l’Assemblée Générale ; sont proposées deux réunions d’informations sur le projet, l’animation par les élus de groupes de travail thématiques. Et la relation s’orchestre autour de plusieurs newsletter mensuelles.
D’autre part, devant les sollicitations, une réflexion est engagée pour ouvrir l’Ubu au bénévolat et ainsi impulser une dynamique relationnelle aux bénévoles, commune aux deux pôles du projet.

Vers de nouveaux modes d’existence en action culturelle

De la fonction naît la forme. Louis Sullivan

    Plusieurs constats mènent à cette tentative d’élaboration de nouveaux modes de production : - particulièrement au travers des Rencontres, l’ATM développe un projet différent, à contre- courant de la standardisation actuelle, - le monde culturel, absorbé dans la société des loisirs, est maintenant soumis aux diktats du consumérisme, du marketing et de la communication, - le monde du spectacle vivant enregistre de fortes hausses dans ses coûts de production, en raison de la normalisation des contraintes de gestion de site et de mise en sécurité, - le monde musical est touché par les mutations de l’industrie du disque et voit les coûts de production artistique se retourner vers lui.
    Dans un contexte budgétaire bloqué, la fragilité du projet est grandissante. Nous concluons à une spirale de non durabilité du projet sur les dimensions le constituant : artistiques, culturelles, sociales, économiques et environnementales.
    Estimant que le projet expérimente à sa manière une transposition artistique de la biodiversité, notre attention s’est portée vers les principes du développement durable. Il est vrai que l’évidence de l’analogie entre biodiversité et diversité culturelle renforce le sentiment que la culture peut elle aussi s’inscrire au carrefour des trois dynamiques du développement durable.
    Dans cette logique, il ne peut s’agir que de ré orienter la réflexion vers de nouveaux schémas de pensée et de questionner l’ensemble de nos modes conceptuels et opérationnels pour rénover l’économie générale du projet. La recherche de nouveaux modes d’action et de production exprime alors la volonté d’établir un lien de cohérence entre le projet et sa position de production.
    Dans le domaine du design, l’axiome fondateur pose que le fond et la forme ne font qu’un. Un festival tel les Rencontres Trans Musicales, organisme vivant dans un écosystème humain, peut croire à l’utopie de les faire correspondre.
    Le travail de production considère alors l’enveloppe festival comme un support/outil du projet artistique et culturel et l’opération consiste en un profilage, paramétrage de toutes les données intervenant sur la conduite du projet.
    Donc, afin de maintenir notre projet dans sa singularité nous avons décidé d’en réadapter le processus de conception / production et déclenchons la mise en œuvre d’un agenda 21, dans un premier temps sur le festival et dans un second temps, sur la structure et la salle.

(copie 1)